Lisa,

victime de harcèlement scolaire dans son lycée, saisit le Défenseur des droits.

Lisa, scolarisée en classe de seconde « employé de vente spécialisé », s’est d’abord confiée à sa conseillère principale d’éducation en lui expliquant être la cible de harcèlement de la part de ses camarades de classe.

La semaine suivante, la conseillère principale d’éducation reçoit Lisa et ses parents, ainsi que ses camarades de classe mis en cause et leur mère respective.

Peu de temps après, Lisa se confie à nouveau sur le harcèlement qu’elle subit à sa professeure principale. Les professeurs sont alors appelés à être vigilants quant à la situation.

Les parents de Lisa décident alors d’appeler le numéro vert « non au harcèlement ». Ils sont contactés trois jours plus tard par la référente académique de lutte contre le harcèlement qui se met en lien avec le chef d’établissement.

Lisa et sa mère sont ensuite reçues par le proviseur adjoint du lycée qui constate des scarifications importantes sur le corps de la jeune fille. Il conseille alors à la mère de Lisa de l’amener chez le médecin. Lisa est hospitalisée pendant plusieurs jours.

Le proviseur sollicite ensuite les services académiques pour proposer des cours à domicile à Lisa, mis en place le mois suivant.

Le Défenseur des droits décide de conclure à une appréciation erronée de la situation par le proviseur du lycée qui aurait dû contacter lui-même les services académiques dans la mesure où Lisa lui avait indiqué être victime de harcèlement.

Il recommande donc au proviseur du lycée, dans la décision 2017-076, d’informer les services académiques dès qu’il repère une situation problématique au sein de son établissement. Le Défenseur des droits recommande également de mettre en place une heure de vie de classe ou une intervention extérieure pour sensibiliser les élèves à la lutte contre le harcèlement.

Par ailleurs, il recommande au ministère de l’Education nationale de demander à l’ensemble des rectorats et services académiques de diffuser cette décision et d’informer, via des outils adaptés, sur la lutte contre le harcèlement.

Enfin, il recommande de promouvoir davantage, au sein de chaque établissement scolaire, les droits de l’enfant, notamment le droit d’être protégé contre toute forme de violence.

Si une personne de votre entourage ou vous-même avez vécu une situation similaire ou proche, cette personne ou vous-même pouvez saisir le Défenseur des droits.