Sophie,

en situation de handicap, victime d’absence d’aménagement de son poste de travail

Sophie a saisi le Défenseur des droits suite à la rupture de son contrat de travail au cours de sa période d’essai. Dès son engagement, Sophie avait fourni sa reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé. Elle avait également précisé, lors de sa prise de poste, que son handicap au bras ne lui permettait pas de réaliser certaines tâches. Quelques jours plus tard, il est mis fin à son contrat de travail au cours de sa période d’essai.

La société a fait valoir que Sophie aurait fait preuve de mauvaise foi dans la période précédant son embauche en évoquant le handicap touchant ses jambes mais pas celui touchant son bras, et en n’alertant pas son futur employeur sur le fait qu’elle ne pourrait réaliser certaines des tâches pour lesquelles elle allait être engagée.

Par la suite, l’employeur de Sophie n’a pas contesté le fait de ne pas avoir pris de mesures permettant son maintien dans son poste une fois l’étendue de son handicap connue et n’a pas organisé de visite avec le médecin du travail.

Enfin, la société affirme que la rupture du contrat repose sur le refus de Sophie de réaliser certaines tâches et de l’impossibilité d’apprécier ses compétences professionnelles. Or, son refus est lié à son handicap et à l’absence d’aménagement mis en place par son employeur.

C’est pourquoi, le Défenseur des droits a recommandé à la société mise en cause de se rapprocher de Sophie afin de lui proposer une juste indemnisation de son préjudice. A défaut d’accord trouvé dans le cadre de cette recommandation, le Défenseur des droits présentera ses observations devant toute juridiction judiciaire compétente.

Si une personne de votre entourage ou vous-même avez vécu une situation similaire ou proche, cette personne ou vous-même pouvez saisir le Défenseur des droits.