Dominique,

harcelée sexuellement au travail.

Dominique est salariée d’une société où elle partage un espace de travail ouvert. Depuis plusieurs mois, elle observe des comportements déplacés de la part d’un collègue. Celui-ci tient des propos à connotation sexuelle et diffuse des images pornographiques sur son ordinateur.

Dominique signale ces comportements à sa supérieure hiérarchique, ce qui donne lieu à une enquête interne. Suite à cette dénonciation, Dominique subit des pressions de la part d’un représentant syndical de la société. De plus, à l’issue de l’enquête elle est licenciée pour dénonciation de faits mensongers. 

Dominique décide alors de saisir le Défenseur des droits, qui a procédé à une vérification sur place et auditionné plusieurs salariés de la société. Au vu des éléments recueillis, le Défenseur des droits conclut à l’existence de faits de harcèlement sexuel et à un licenciement constituant une mesure de rétorsion suite à son signalement. Il décide de présenter ses observations devant le conseil de prud’hommes.

Suivant les observations du Défenseur des droits, le conseil de prud’hommes a jugé le licenciement de la réclamante nul et ordonné sa réintégration. La société a aussi été condamnée à payer des dommages et intérêts à Dominique pour préjudice moral causé par la rupture de son contrat de travail. L’intégralité des salaires non-perçus depuis le licenciement est également dû à Dominique.

Si, comme Dominique, vous êtes victime de harcèlement sexuel, vous pouvez saisir le Défenseur des droits.