Plan de lutte contre les violences faites aux enfants

Le Défenseur des droits, Jacques Toubon et la Défenseure des enfants, son adjointe, Geneviève Avenard se réjouissent qu’enfin un plan de lutte contre les violences faites aux enfants soit mis en place par le gouvernement.

Ils soulignent que la dernière campagne nationale sur l’enfance maltraitée remonte à 1997 et que la protection des enfants doit être assurée avant tout par les parents et la communauté qui l’entourent, puis par l’État.

Le Défenseur des droits tient à rappeler à chacun, comme le plan mis en place le recommande, l’impérieuse nécessité de signaler, auprès du 119, Allo enfance en danger (numéro national dédié à la prévention et à la protection des enfants en danger ou en risque de l'être, gratuit 24h/24, 7j/7) toute suspicion de maltraitance, physique ou morale, que l’on aurait à connaître. L’auteur du signalement transmet ses informations, mais n’est pas tenu d’apporter la preuve des faits qu’il avance et son anonymat est aussi respecté à la demande.

La loi définit que toute personne ayant connaissance des faits de danger concernant un enfant doit informer la justice ou les services administratifs.

Le Défenseur des droits et la Défenseure des enfants précisent qu’ils ont recommandé, à l’instar du Comité des droits de l’enfant de l’ONU, que le code civil dispose que l’exercice de l’autorité parentale exclut tout recours aux violences corporelles et souhaitent que le législateur reprenne ces travaux sur le sujet.

Ils espèrent que la reprise des recueils de données sur le recensement des enfants victimes, qui ont été inexistantes pendant une décennie, permette une réelle prise de conscience de l’opinion publique et la mise en place de politique pérenne de lutte contre les violences.