Le Défenseur des droits remet son Prix de thèse pour la 4ème édition

Pour la 4ème année consécutive, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, remet, ce jour, le Prix de thèse 2018 du Défenseur des droits.

Cette année, sur proposition unanime du jury[1], le prix est décerné à deux lauréats ex-aequo pour leurs travaux de doctorat portant sur :

  • « Transfuges de sexe. Genre, santé et sexualité dans les parcours d’hommes et de femmes trans’ en France », thèse de sociologie soutenue par Emmanuel Beaubatie ;

  • « Les peines préventives, étude comparée de leurs dynamiques en France, en Angleterre et au Pays de Galles », thèse de droit pénal soutenue par Sabrina Delattre.

La première propose un éclairage très documenté sur les déterminants sociaux et de genre des trajectoires de changement de sexe. Outre leurs liens avec les procédures médicales et juridiques mobilisées, ce regard sur les parcours de changement de sexe permet d’éclairer combien se rejouent à cette occasion, en lien avec les acteurs du champ médical, des rapports sociaux de sexe inégalitaires jusqu’à la démonstration d’une « mobilité sociale de sexe ».

La seconde permet d’appréhender, dans une perspective comparée remarquable, les implications d’une « mutation » des politiques pénales sur les droits individuels (multiplication des formes de privation ou de restriction de liberté) et le risque pour les libertés publiques à légiférer sur l’infra-pénal, dans un contexte de restructuration du droit pénal.

Créé en 2014 à l’initiative du Défenseur des droits, et doté d’une valeur de 10.000 €, le Prix de thèse du Défenseur des droits est destiné à encourager et développer les recherches universitaires, quelle que soit la discipline des sciences humaines et sociales concernée, susceptibles d’enrichir les connaissances sur les domaines de compétences de l’institution :

  • Défense des droits des usagers des services publics ;

  • Défense et promotion des droits de l’enfant ;

  • Lutte contre les discriminations et promotion de l’égalité ;

  • Respect de la déontologie des professionnels de la sécurité ;

  • Orientation et protection des lanceurs d’alerte.


[1] Jury pluridisciplinaire composé de juristes, sociologues, d’une économiste, d’un historien et d’un politiste

 

Crédit photo : Jacques Witt