Protéger les droits fondamentaux à l’ère de l’intelligence artificielle

Domaine de compétence de l'institution : I

Mots clés : Droits fondamentaux, algorithmes

Ce lundi 14 décembre, George Pau-Langevin, adjointe à la Défenseure des droits chargée de la lutte contre les discriminations et de la promotion de l’égalité a participé à la conférence en ligne « L’IA au sein de l’Union Européenne :  Protéger les droits fondamentaux à l’ère de l’intelligence artificielle », organisée par l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA) et la Présidence Allemande du Conseil de l’Europe.

L’évènement s’est déroulé à l’occasion de la publication du rapport « Bien préparer l’avenir – Intelligence Artificielle et droits fondamentaux » de la FRA, qui s’appuie sur des études de cas concrets d’utilisations de l’IA et des technologies associées par les entreprises et les administrations publiques de l’UE. C’est sur la base de cette étude que des réflexions se sont engagées sur la manière dont les droits fondamentaux peuvent façonner le développement des lois et politiques européennes en matière d’intelligence artificielle notamment dans les prochaines propositions de loi de la Commission Européenne visant à encadrer une « IA de confiance » attendues au premier semestre 2021.

Madame George Pau-Langevin a participé au nom du réseau Equinet aux côtés de Sebastiano Toffaletti, Secrétaire Général de l’Alliance européenne des PME numériques, Sandra Wachter, professeure agrégée et chercheuse en éthique des données, intelligence artificielle, robotique et régulation de l’Internet à l’université d’Oxford et Fanny Hidvégi, responsable des affaires européennes de l’ONG Access Now, dans le cadre d’une table ronde portant sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le secteur privé. Les enjeux liés aux applications d’IA dans le domaine de la santé ainsi que la problématique des publicités ciblées y ont été évoqués.

Ouvrant la table ronde, l’adjointe à la Défenseure des droits a introduit le sujet, s’appuyant sur des exemples concrets de discriminations induites par des technologies d’IA dans le secteur privé. Elle a par la suite insisté sur les défis à relever pour l’institution afin de lutter efficacement contre ces nouvelles formes de discrimination. Enfin, George Pau-Langevin a souligné la nécessité de poursuivre les collaborations engagées par le Défenseur des droits avec des acteurs tant nationaux qu’européens sur ces sujets, tant leur dimension pluridisciplinaire est importante.

L’intelligence artificielle est déjà présente dans de nombreux aspects de nos vies, et a progressivement pris une place importante au sein de l’agenda politique, notamment pour appuyer la lutte contre l’épidémie du Covid-19. Néanmoins, les technologies d’IA ne doivent pas se contenter de fonctionner pour le plus grand nombre. Elles doivent fonctionner pour tous. La participation de George Pau Langevin à cette conférence s’inscrit dans la continuité des travaux de l’institution, à l’instar des recommandations publiées en partenariat avec la CNIL en juin 2020, « Algorithmes : prévenir l’automatisation des discriminations », ou sa contribution à l’activité du réseau Equinet, qui regroupe les autorités européennes de promotion de l’égalité. Ce dernier publiait également cette année un rapport intitulé « Regulating for an Equal AI ».

L’ensemble des informations concernant l’évènement, ainsi que le rapport de la FRA sont disponibles sur ce lien.