Le droit aux droits et aux recours des « Gens du voyage »

La Défenseure des droits, Claire Hédon, a réuni ce jour les principaux acteurs associatifs et institutionnels engagés sur les droits des « Gens du voyage ».

Alors que l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA) publie ce jour les résultats d’une étude rappelant l’ampleur des discriminations subies par les gens du voyage, ce séminaire de travail a permis à tous les acteurs présents d’échanger sur les pistes de travail à mener autour des questions de logement, d’habitat, de stationnement, de liberté de circulation, d’accès à l’école, à la santé, aux biens et services publics et privés ou encore de lutte contre les propos et violences contre les gens du voyage et l’anti-tziganisme.

La question de l’insuffisance des aires d’accueil et de leur insalubrité a été au centre des discussions. Des études sont en cours, par la DIHAL d’une part et les associations d’autre part, et permettront de dresser un état des lieux en matière d’atteinte des objectifs de réalisation d’aires d’accueil, à la fois d’un point de vue quantitatif et qualitatif. 

L’absence d’aires d’accueil praticables pour les « Gens du voyage » incite en effet ces derniers à stationner illégalement.

Au-delà, l’absence de la reconnaissance de la caravane comme logement été également soulevée, tout comme les difficultés d’accès au crédit ou à l’assurance.

La Défenseure des droits a rappelé à cette occasion l’importance de favoriser le recours des « Gens du voyage » à l’institution et à leurs droits, en coordination avec les associations qui œuvrent sur l’ensemble du territoire au plus près des personnes.

Ces échanges permettront également de nourrir la contribution écrite du Défenseur des droits à l’élaboration de la Stratégie française sur l’égalité, l’inclusion et la participation des Roms migrants et des « Gens du voyage", coordonnée par la DIHAL.

La Défenseure a annoncé la tenue d’un séminaire de suivi avant l’été 2022 avec l’ensemble des acteurs présents.