Permettre à l’enfant de s’exprimer et de participer aux questions qui le concernent
Le 23/01/2012
Un père de quatre enfants, Gaspard, 17 ans, Nathan, 16 ans, Gaëlle 13 ans, et Armand, 11 ans, a alerté le Défenseur des droits sur ses difficultés à maintenir des liens avec ses enfants dont l’aîné était confié à l’Aide sociale à l’enfance (ASE).
Ses droits de visite et de correspondance avaient été suspendus par le juge des enfants du fait des angoisses manifestées par les enfants lorsqu’ils le rencontraient. Ce père estimait que ses difficultés étaient dues, d’une part à des manipulations des enfants par leur mère dont il était séparé et qui s’employait à rompre le lien « père-enfants » et, d’autre part, à la partialité des services sociaux.
Les éléments recueillis par les services du Défenseur des droits ont montré que le juge des enfants avait placé Gaspard dans un foyer à cause de problèmes de comportement qui s’étaient accentués lors de la séparation des parents. Une enquête sociale indiquait que Gaspard refusait de voir son père car il avait beaucoup souffert de son comportement. Son père, en effet, l’avait utilisé pour surveiller sa mère qu’il avait beaucoup dénigrée, voire menacée devant lui. L’adolescent aurait également été le témoin de bagarres violentes dans des bars entre son père et d’autres personnes.
Bien que suivi par un psychologue, la souffrance de l’adolescent l’empêchait encore d’être en contact avec son père. L’ASE, tout comme le juge des enfants, avaient décidé de respecter le souhait de l’adolescent, d’autant que le père persistait dans son refus de collaborer avec les services sociaux. A ce jour, ce dossier est toujours en cours d’instruction.
L’intervention du Défenseur des droits visait à faire prendre conscience à ce père que l’éloignement correspondait à la protection et à l’intérêt de l’enfant.

