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Histoires vécues

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Carole est mère deux enfants autistes. Elle apprend que Pôle emploi lui refuse son inscription sur la liste des demandeurs d’emploi compte tenu de son indisponibilité vu la situation de ses enfants. Carole saisit le Défenseur des droits face à ce ...

Un chèque refusé en raison de l’origine, c’est une discrimination

Sofia, française d’origine tunisienne, se plaint du refus de chèque qui lui est opposé par une société de vente de vêtements et de  chaussures  par correspondance. Quand elle téléphone à la société pour en connaitre la raison, on lui ...

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Permettre à l’enfant de s’exprimer et de participer aux questions qui le concernent

Le 23/01/2012

Un père de quatre enfants, Gaspard, 17 ans, Nathan, 16 ans, Gaëlle 13 ans, et Armand, 11 ans, a alerté le Défenseur des droits sur ses difficultés à maintenir des liens avec ses enfants dont l’aîné était confié à l’Aide sociale à l’enfance (ASE).

Ses droits de visite et de correspondance avaient été suspendus par le juge des enfants du fait des angoisses manifestées par les enfants lorsqu’ils le rencontraient. Ce père estimait que ses difficultés étaient dues, d’une part à des manipulations des enfants par leur mère dont il était séparé et qui s’employait à rompre le lien « père-enfants » et, d’autre part, à la partialité des services sociaux.

Les éléments recueillis par les services du Défenseur des droits ont montré que le juge des enfants avait placé Gaspard dans un foyer à cause de problèmes de comportement qui s’étaient accentués lors de la séparation des parents. Une enquête sociale indiquait que Gaspard refusait de voir son père car il avait beaucoup souffert de son comportement. Son père, en effet, l’avait utilisé pour surveiller sa mère qu’il avait beaucoup dénigrée, voire menacée devant lui. L’adolescent aurait également été le témoin de bagarres violentes dans des bars entre son père et d’autres personnes.

Bien que suivi par un psychologue, la souffrance de l’adolescent l’empêchait encore d’être en contact avec son père. L’ASE, tout comme le juge des enfants, avaient décidé de respecter le souhait de l’adolescent, d’autant que le père persistait dans son refus de collaborer avec les services sociaux. A ce jour, ce dossier est toujours en cours d’instruction.

L’intervention du Défenseur des droits visait à faire prendre conscience à ce père que l’éloignement correspondait à la protection et à l’intérêt de l’enfant.